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Présentation et motivations de « la Bande à Limée »

La bande à limée est une association pacifiste qui se veut toutefois active. Nous ne souhaitons pas nous limiter à de la prévention, mais changer le mode de pensée de l’entourage des désenfantés, sous forme de cortèges et d’actions qui visent à ouvrir les yeux de la population. Nous souhaiterions réunir les parents qui veulent se battre pour la mémoire de leurs enfants et pour eux-mêmes, souhaitant également sympathiser pour apporter leur pierre à l’édifice et obtenir un soutien : Reconstruction des frères et sœurs, groupe de paroles, etc. Une raison de rester debout quand il n’y en a plus, un endroit ou la censure des désenfantés n’existe pas et/ou un endroit ou le confort de conscience des autres ne passe pas en priorité. On ne fonctionne pas dans le sens inverse. Pour ceux qui souhaitent avoir de vrais indicateurs pour soutenir ces parents, de façon intelligente, vous êtes au bon endroit. Ils s’expriment ici ou au travers de nous. Votre ouverture d’esprit est capitale pour ne pas entretenir un mûr déjà présent au cœur d’une justice trop longue. Les meurtriers, souvent récidivistes, sont en liberté dans bons nombres de cas. Ne laissons plus ça dans l’ombre. Nous aimerions rapporter, ici, le type de problèmes rencontrés dans nos parcours respectifs. Ce sont ces événements qui ont poussé la Présidente à créer l’association. Déjà militante depuis plus de dix ans, il était peine perdu de penser qu’elle ne se révolterait pas en dénonçant ce type de comportements et ces morts infantiles, qui nous montrent jusqu’où l’être humain est capable d’aller. La suite vous présente des vérités que peu de personnes acceptent, mais qui sont pourtant réelles. Après cette lecture, il n’appartiendra qu’à vous de changer les choses avec nous et surtout, avec le mode d’emploi. Bonne lecture

Comportements de l’entourage : même si les associations, mairie, médias, école savent rester neutres et objectifs (Sauf exceptions dans d’autres endroits, déjà rapporté au sein du bureau), ce n’est pas toujours le cas du comportement de l’entourage : amis, famille, mais aussi à celles et ceux qui, touchés indirectement par ces types d’événements ou complètement étrangers à la situation, font parfois preuve de maladresses ou d’inconsciences. Certaines attitudes sont constructives et positives, d’autres non. Adhérer à la bêtise volontaire ? Sûrement pas.

Exploitation de l’image de nos enfants sur le web : Nous restons choqués par les libertés que peuvent prendre certains internautes, complètement étranger à la famille et que nous ne connaissons pas du tout le plus souvent, qui exploite la photographie des enfants dans le but de se faire remarquer. Les commentaires qui les accompagnent, parfois, sont d’autant plus perturbant. C’est d’une indécence absolue. Du fond de leur tombe, nos chérubins sont exploités pour satisfaire le narcissisme de personnes irresponsables, volant le deuil et le recueillement de gens qui vivent déjà des événements dans des circonstances difficiles (meurtres, enfants victimes de rixes et/ou d’un attentat, victimes de cyber harcèlement conduisant au suicide, victime de la route, de violences infra-familiales et tué par l’un des parents, etc.). La mort de l’enfant n’a rien d’un concours de popularité sur le web.

Quand désenfanté rime avec faire-valoir : un faire-valoir est une personne de second plan qui sert à mettre en valeur « un acteur principal », qui joue un jeu de perfection en apparence pour avoir une notoriété plus grande. Les conséquences lors du deuil peuvent être terribles et ce ne sont pas des gens dont on perçoit les vraies intentions, au départ. Ils laissent un vide beaucoup plus grand qui peux conduire à une dépression grave, lorsqu’ils abandonnent « le terrain » . Le deuil doit se faire naturellement et les moments de tranquillité sont nécessaires pour se retrouver soi-même, réaliser ce qui arrive. La personne qui utilise le désenfanté comme faire valoir n’a rien d’une personne solidaire. Prenons conscience que c’est une personne qui exploite le parent, le deuil et utilise le défunt par intérêt. Nous avons des gens sincères autour de nous, bien évidemment, mais il y en a qui chercheront à se distinguer par curiosité ou par besoin de satisfaire leur ego. Pour combler aussi, peut être, un ennui de longue date. La victime doit se taire quand « le psychologue du dimanche » parle. Ces gens veulent faire entendre qu’ils savent mieux que nous comment fonctionne une salle d’audience pour une affaire criminelle ou correctionnelle, mieux que nous comment fonctionne un juge ou un avocat, savent même mieux que nous ce que nous ressentons et ce que nous devons faire ou dire pour aller mieux. Ces attitudes fort désagréables ne durent pas. Nous n’avons pas le temps, car nous devons tenir pour ne pas sombrer et nous maintenir, nous occuper de nos autres enfants eux aussi meurtris. On fait le tri quand la situation ne nous laisse plus le choix et nous retrouverons le vrai visage du soutien réel que nous apportent ces personnes : aucun. Nous sommes pris de haut et ils s’en vont. Vexés, voir médisants par la suite. Le désenfanté a été utilisé, donc, comme faire valoir. Le massacre psychologique qu’il laisse derrière lui ne l’affecte absolument pas.

Le long silence des enquêteurs, des juges et des avocats : en attendant les procès, on a l’impression d’être complètement « largué ». Pardonnez-nous le terme. En effet les avocats et enquêteurs, les juges également, essaient de nous rassurer. C’est mignon, mais la longueur des enquêtes et le manque de réponses est insupportables. Nous avions contacté le tribunal de Laval (53), don l’un de nos interlocuteurs nous a expliqué qu’il n’y avait pas de professionnels suffisants au vu de la liste d’attente, très longue, afin de répondre aux enquêtes minutieuses que réclament des événements de ce genre. Nous sommes sur une liste en somme et c’est chacun son tour. Tous ceci bloque les dossiers et pour peu que nos avocats est un travail considérable, ils peuvent s’avérer être injoignables. Là aussi, nous pouvons être amenés à rester dans le flou, un long moment pour certains d’entre nous, le temps de nous décourager complètement et de voir les meurtriers en liberté se pavaner et se ventant même de leurs actes.

Les meurtriers : après avoir tué, beaucoup d’entre eux, font preuve d’un égoïsme et d’une cruauté à couper le souffle. Tué ne leur suffisent pas et ils iront jusqu’à provoquer si la victime ne va pas dans leur sens. Les parents, dans leur tête, n’ont pas à poser de questions ou à soutenir la gendarmerie dans leur enquête. Combien de victimes ont vu le masque tombé quand elles ont refusé de tempérer les événements ? Combien de meurtriers, concernant les attentats de Paris ou de Nice, sont fiers de leurs actes ? Qu’ils soient victimes d’accidents de la route ou de violences intra-familiales, combien font des délits de fuite ? Quand on parle d’homicides, ils sont nombreux à ne pas avoir le courage d’assumer les faits, mais à avoir le courage de détruire et d’appeler des nuisibles pour soutenir leur cause. Internet est souvent le vecteur de leur vantardise.

Confort de conscience : Beaucoup de personnes se sentent désarmées parce qu’ils souhaiteraient faire quelque chose, mais ne savent pas quoi. Si cela vous arrive n’hésitez pas à nous contacter, nous tenterons de vous orienter. Dans ce genre de cas, beaucoup d’entre vous ont tendance à avoir des problèmes de conscience. Nous allons être très clairs sur ce point, vous n’y êtes pour rien. Pire pour nous est de voir quelqu’un souffrir, vous nous rendez coupables de quelque chose que nous n’avons pas fait, non plus. Oui, dans ce genre de cas, nous pouvons nous sentir coupables. Après tout, c’est notre enfant qui est mort. Nous savons que vos larmes et votre peine sont sincères, mais elles ne nous aideront pas à aller mieux, nous poussant à vous épauler là ou nous devrions l’être. Pourquoi ne pas simplement être vous-même, être là. Une présence, en rivalité à ce qui nous arrive décrit plus haut, est formidable et bien plus constructive. La positivité, le fait de sortir prendre l’air, avoir une vie sociale, peut s’avérer bien plus constructive pour le désenfanté. Si vous pensez que vous n'en faites pas assez, vous pourriez peut-être en faire de trop, et cela pourrait devenir étouffant là ou le désenfanté à besoin d’équilibre et de simplicité. Ces affaires sont compliquées, et le meilleur moyen de les affronter est d’avoir à faire à des gens qui ne le sont pas, souvent involontairement, par maladresses.

Ce n’est pas parce que l’enfant est mort que l’horreur se termine : Comme expliqué plus haut, les procès ont lieu des années plus tard dans certains cas et on doit faire avec. Les choses « se tassent » pour l’entourage qui a refait sa vie. Le désenfanté, lui, gère toujours, mais il est seul. Quand il en parle ses sentiments sont dépassés pour des événements qui « datent », aux yeux des autres. Quand on fait le point : Faire-valoir, confort de conscience, médisances, égoïsme, maladresses, exploitation de la photographie du défunt, narcissisme, hypocrisies, massacre psychologique, atteinte à la vie privée, manque de réponses, manque de personnel lors des enquêtes, provocation, menaces et règlement de comptes dans certains cas, substitution au deuil du parent, inconsciences, la liste est longue quand vous analysez les chapitres plus hauts. Quand le désenfanté à fait reculer une majorité de ces éléments néfastes, il ne reste plus grand monde alors que le/les procès approchent à grand pas. C’est quelque chose qui le change à tout jamais en plus du deuil par homicide, de son enfant. La « partie morte » fait son œuvre et la mort de l’enfant n’ai pas le seul facteur qui en est responsable.

Par P.Alexandra Mise à jour le 28/09/2016 Publié le 23/07/2016